la republique rifienne

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# Posté le vendredi 12 octobre 2007 15:13
Modifié le samedi 13 octobre 2007 02:57

Houbel

Houbel
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# Posté le vendredi 12 octobre 2007 15:05

GENS DE TANGER de l'antiquiter

GENS DE TANGER
Créatures mythologiques
Baal Merkart: dieu phénicien. Il aurait créé le détroit de Gibraltar en séparant ses rives.
Antée: géant engendré par Poséïdon et Gaïa. Il vivait dans le désert de la "Lybie" des grecs, autrement dit, de l'Afrique du Nord.
Hercule: demi-dieu grec célèbre pour ses douze travaux et sa force "hérculéenne"! Il se reposa dans les Grottes qui portent son nom après avoir battu le géant Antée.
Ulysse: héros grec dont l'Odyssée l'aurait amené à faire escale dans la région de Tanger.
Histoire antique
Aedemon: Esclave affranchi de Ptolémée qui dirigea la révolte contre les troupes de Caligula après la mort de son prince. Tingis fut détruite lors de cette confrontation.
Ascalis: Prince de Tingis à l'époque romaine.
Bocchus I: Prince berbère dont la fidélité à Sylla lui valut de gouverner la Maurétanie Tingitane.
Bocchus II: fils de Bocchus I.
Bogud: Prince berbère de la Maurétanie Tingitane.
Claude: Empereur romain ayant élevé Tingis au rang de Colonie romaine. Ses habitants devinrent alors citoyens romains.
Cléopâtre Sélénè: fille de Cléopâtre et de Marc-Antoine. Elle devint l'épouse de Juba II.
Hannon: Suffète carthaginois célèbre pour son périple au-delà des colonnes d'Hercule.
Iphtas: Prince de Tingis à l'époque romaine.
Juba I: Prince berbère.
Juba II: Ce fils de Juba I devint le roi le plus célèbre de l'antiquité de l'Afrique du Nord.
Ptolémée: fils de Juba II. Combattit Tacfarinas aux côtés des romains. Il fut exécuté sur odre de Caligula.
Sertorius: Général romain, ancien gouverneur d'Hispanie et révolté contre l'empereur Sylla. Gouverna Tingis.
Tacfarinas: esclave affranchi de Ptolémée et chef militaire de la révolte contre les romains.
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# Posté le mardi 18 septembre 2007 21:19

site

http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N05/237/11/PDF/N0523711.pdf?OpenElement
http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N05/258/25/PDF/N0525825.pdf?OpenElement
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# Posté le mercredi 29 août 2007 21:17

Rapport annuel 2003/2953

Rapport annuel 2003/2953
Rapport annuel du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté sur la discrimination culturelle et linguistique au Maroc.
jeudi 24 février 2005 par reseauamazigh

Préambule historique :

Les berbères sont le peuple authentique de l'Afrique du Nord, avec une langue, une culture, et une histoire. Amazigh est en quelque sorte la traduction de « berbère » en langue berbère. Imazighen (pluriel de amazigh) constituent un des peuples les plus anciens. Leur présence en Tamazgha (Afrique du Nord) remonte à environ 10.000 ans. C'est le premier peuple à s'être établi dans cette région et à ce jour Tamazgha (Afrique du Nord) a connu d'innombrables invasions : Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Espagnols, Italiens, Ottomans, Français se sont succédés depuis le 10ème siècle avant J.C. Les périodes d'occupation furent plus ou moins longues : De 5 siècles pour les Romains à 130 ans pour les Français. Tamazight, la langue amazighe (langue berbère) existe depuis la plus haute antiquité. Elle dispose d'un système d'écriture original, tifinagh, utilisé et préservé à ce jour. Depuis quelques décennies, tous les groupes amazighs se sont réappropriés cette écriture ancestrale.

Actuellement la langue amazighe est parlée par environ 40 millions de personnes en Afrique du Nord (de l'oasis de Siwa en Egypte au Maroc en passant par la Libye, la Tunisie, l'Algérie, le Niger, le Mali) et dans la diaspora. A l'origine, les amazighs (les berbères) occupaient un immense territoire allant de l'Egypte aux Iles Canaries et de la mer Méditerranée jusqu'au fleuve Niger et aux confins de l'Afrique Noire. Depuis, l'espace amazighophone s'est inexorablement rétréci au fur et à mesure qu'avance l'arabisation entamée au 7ème siècle se poursuivant encore aujourd'hui avec plus de force et d'agressivité. Cependant, même lorsqu'ils ont perdu l'usage de la langue comme les Canariens, les amazighs restent fermement attachés à leur identité ancestrale.

Le peuple amazigh est aujourd'hui réparti principalement entre le Maroc (50% du total) et l'Algérie (30%). Les 20% restants se répartissent entre la Tunisie, la Libye, l'Egypte, les Canaries et les populations touaregs (Niger, Mali). En rapport à la population totale du pays, les amazighophones représentent 60% au Maroc et 30% en Algérie (Kabylie, Aurès, M'Zab). (1)

Le gouvernement marocain face à ses obligations internationales des droits humains.

Résolutions du COMITÉ POUR L'ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE au gouvernement marocain, Soixante-deuxième session 3-21 mars 2003.

A la fin de son traitement du rapport périodique du gouvernement marocain, le COMITÉ POUR L'ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE recommande à l'Etat marocain les résolutions suivantes :

Le Comité invite l'Etat partie à lui fournir dans son prochain rapport des renseignements sur la mise en ½uvre des nouvelles dispositions du Code des Libertés Publiques relatives au droit d'association prévoyant le caractère illégal de toute association incitant à la discrimination raciale, et du Code de la Presse sanctionnant l'incitation à la discrimination raciale, conformément aux dispositions de l'article 4.

Notant que le projet de révision du Code pénal n'a toujours pas abouti, le Comité invite à nouveau l'Etat partie à mettre ce code en conformité avec les dispositions de l'article 4 de la Convention.

Le Comité demande à l'Etat partie d'inclure dans son prochain rapport des informations statistiques sur les poursuites judiciaires intentées, et sur les peines infligées dans les cas d'infractions relatives à la discrimination raciale pour lesquels les dispositions pertinentes de la législation nationale ont été appliquées. Le Comité rappelle à l'Etat partie que l'absence de plaintes ou d'actions judiciaires intentées par des victimes de discrimination raciale peut être principalement l'indication d'une absence de législation spécifique ou d'une connaissance insuffisante des voies de recours existantes ou d'une insuffisante volonté des autorités de poursuivre de telles infractions. Le Comité demande à l'Etat partie d'assurer l'existence de dispositions appropriées dans la législation nationale et d'informer le public de toutes les voies de recours existantes dans le domaine de la discrimination raciale.

Le Comité invite l'Etat partie à reconsidérer la situation de la composante amazighe de la population en accord avec les instruments internationaux en matière de droits de l'homme, en vue de garantir aux membres de cette communauté l'exercice de leur droits à leur propre culture, à l'usage de leur langue maternelle et de préserver et développer leur identité.

Tout en tenant compte des réponses fournies par la délégation, le Comité souhaite que l'Etat partie prenne les mesures appropriées afin que la pratique administrative interdisant l'inscription au registre de l'état civil des prénoms amazighs soit abandonnée.

Le Comité exprime son inquiétude au regard d'informations selon lesquelles certains membres d'associations amazighes seraient victimes d'atteintes à l'exercice de leur liberté de réunion et d'association.

Le Comité recommande également que des émissions plus nombreuses en langue amazighe figurent dans les programmes des médias publics.

Le Comité prend note de la volonté exprimée par l'Etat partie de fournir des renseignements sur les indicateurs socio-économiques relatifs à la situation des Amazighes, des Noirs, des Sahraouis, et souhaite voir figurer de tels renseignements dans le prochain rapport de l'Etat partie.

La situation actuelle des Droits linguistiques, culturelles et identitaires amazighs au Maroc :

Depuis que les peuples ont pris conscience de la nécessité d'égalité des chances entre les composantes diverses d'une même société, l'acquis le plus important était la reconnaissance de la suprématie des grandes valeurs universelles des droits humains.

La prééminence des relations amicales, la coopération et le dialogue entre les peuples et les nations, la paix, la sécurité internationale et la prospérité de tous sont contrariés par la violation des droits fondamentaux de l'être humain. La ségrégation organisée ou guidée par des idéologies expansionnistes, la haine, l'hostilité a l'égard des autres sous différentes formes, les préjugés de supériorité raciale, linguistique, religieux, sont de nature a compromettre le respect de ces droits et de la vie sacrée humaine.

Si la déclaration universelle des droits de l'homme, les pactes, les chartes, les déclarations et les différentes conventions internationaux et régionaux relatives aux droits humains mettent l'accent sur les principes de la dignité et de l'égalité au droit de tous les êtres humains et proclament que ces derniers naissent libres et égaux, sans aucune forme de discrimination ; bon nombre de pays ne respectent pas le droit inaliénable d'une partie de la population à vivre dans la plénitude de ces droits culturels, linguistiques identitaires et civilisatrices. Le cinquante-cinquième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits Humains 1948/2003 ; marque l'importance particulière accordée par la société internationale aux Droits inaliénables à l'Identité, au droit des peuples à disposer d'eux même, au droit civil et politique ; sociaux et culturel comme au droit à l'éducation et à l'enseignement dans la langue maternelle, et au droit à la propriété intellectuelle.

L'importance de l'ensemble de ces Droits est acquise à partir du mouvement juridique pour la spécification et la précision de leurs contenus, et ce à travers la troisième génération des Droits Humains qui a pris en revers la généralité et la globalité des deux pactes de 1966 sur les droits économiques sociaux et culturels (articles 13 et 15) et sur les droits civiques et politiques (article 27). Partant de ces considérations, le Réseau Amazigh pour la Citoyenneté (RAC) appréhende la question des droits linguistiques et culturels Amazighes, ainsi que le droit à l'Identité du peuple Amazigh ; en se définissant à partir de sa lutte et sa participation active en premier lieu au sein du Mouvement Amazigh démocratique indépendant ; réseau associatif pacifique militant pour la reconnaissance de l'Amazighité dans toutes ses démensions ; et en deuxième lieu au sein du mouvement régional et international pour la reconnaissance des droits des peuples.

Ainsi, nous constatons amèrement, en tant que peuple Amazigh marocain faisant partie du peuple Amazigh qui habite toute Tamazgha (Nord de l'Afrique) que les politiques menées envers notre langue, culture, et notre civilisation millénaire par l'ensemble des états du Maghreb laissent encore à désirer et font preuve d'absence de bonne volonté en vue de l'adoption d'une approche démocratique, plurielle et respectant les droits humains tels qu'ils sont universellement reconnus.

Le peuple Amazigh marocain, qui constitue le n½ud social et culturel du Maroc, a été jusqu'à présent victime de politiques de discrimination menées par un Etat-Nation fondé autours du dogme de l'Arabo-islamisme. La Constitution marocaine stipule injustement dans son préambule que le royaume du Maroc, Etat musulman souverain, dont la langue officielle est l'Arabe, constitue une partie du Grand Maghreb (arabe), officialisant par conséquent la marginalisation du peuple et sa langue et sa culture amazighes.

La revendication de l'aspect pluriel de notre patrimoine civilisationnel a toujours été confrontée à une approche demeurée raciste rejetant, au second degré, les résolutions et les recommandations de la société civile Amazighe. La culture Amazighe étant l'ensemble des aspects spirituels, matériels, intellectuels et sentimentaux caractérisant notre peuple, intègre également l'art, les littératures, les modes de vie, les droits fondamentaux, les valeurs, les traditions les coutumes et les croyances. Cette entité sine qua none pour notre existence se trouve chaque jour, et à chaque occasion, victime d'aspects ségrégationnistes et réducteurs.

Ainsi, durant les quarante-quatre dernières années ; et à cause de l'absence d'une vraie volonté politique soit avant le discours royal du 31/7/2001 ou après la décision de crier l'Institut Royal pour la Culture Amazighe-IRCAM, le 17/10/2001 (IRCAM /Organisation Royale Académie près du roi à caractère consultatif non indépendant basé sur un dahir critiqué et refusé par notre association et par la majorité des associations amazighes ; et le considère d'une part comme décoration destinée à la consommation étrangère et d'autre part comme un organe d'Etat pour la récupération du Mouvement Culturel Amazigh et pour geler les activités d'une partie de ses militants et ses élites).

Le référentiel idéologique de l'Etat ne dessinait comme horizon qu'une langue unique, une religion unique, une culture unique et par définition une Identité unique. Ce qui met en situation de conflit et de déséquilibre les aspects objectivement pluriels de notre identité nationale. De ce fait, les implications directes de ce déséquilibre apparaissent directement sur le plan de la définition juridique et politique de la vie publique.

La constitution, ainsi que les autres textes du droit, ignore totalement la valeur historique et symbolique de notre Langue et Culture Amazighes plusieurs fois millénaires. Ce qui explique l'absence du volet Amazigh dans toutes les institutions sociales et économiques publiques et privées telles que l'école secondaire, l'université, les tribunaux, les chaînes de télévisions publiques, l'administration territoriale.

De cause à effet, La continuité s'est manifestée à tous les niveaux, le phénomène de détérioration des acquis civilisationnels Amazighs est incroyablement accéléré à cause de l'arabisation. Ex (interdiction officielle des banderoles écrits en tifinagh (caractère officiel de la langue amazighe) par les autorités de Nador (Nord du Maroc) juillet 2003). Changement et arabisation des noms des lieux (Agadir ouflla par elkasba, avenu bani yaznasen par avenu ben barka, ifri par ifran, titaouin par titouan, aglmime par goulmime, achtouken par chtouka, Imi Ugadir par Fam el hisn).

L'accentuation de l'arabisation a généré un phénomène sans précédent d'assimilation ce qui grève lourdement la viabilité de l'écosystème culturel et linguistique qui a prévalu au Maroc depuis des millénaires. La domination de l'espace public par l'Arabe, langue officielle, et le dahir de l'arabisation daté du 26/1/1965. Crée des situations préjudiciables pour la majorité des Imazighens, ce qui contribue à l'amplification de ce sentiment d'infériorité vis à vis de la langue des institutions.

Le fait que Tamazight soit mise en dehors du Droit, cloisonnée dans l'Espace privée, et présentée, à tors, comme instrument qui bloquerait le développement de notre pays, nous mène à la conclusion que nous sommes face à une pure ségrégation culturelle.

Droits Civils et Politiques

Droit à l'enseignement :

Les enfants imazighns, une fois à l'école, se trouvent encore une fois en déphasage par rapport aux connaissances acquises directement de leur milieu linguistique et culturel. Par conséquent, ils ne se reconnaissent plus dans un système éducatif qui désoriente toutes leurs connaissances acquises au bout des sept premières années d'apprentissage ayant comme support de communication par leur langue maternelle sachant que : l'intégration partielle des dialectes amazighs (et pas la langue amazighe ) que l'IRCAM, en collaboration avec le Ministère de l'Education Nationale au niveau de 317 écoles primaires n'a jamais été recommandé par le mouvement amazigh ; qui a considéré cette décision à l'objectif d'une part de massacrer sa recommandation d'officialiser notre langue maternelle comme langue officielle et d'éliminer l'unité des imazighens.

Le constat fut encore aggravé à l'occasion de n'importe quelle "réforme". Le statut de la langue Tamazight est de plus en plus détérioré par rapport à la langue arabe dite sacrée et officielle. La dernière charte de réforme de l'enseignement dont s'est basé même le dahir constitutif de l'IRCAM a clairement soutenu le fait de lancer un (enseignement de Tamazight) mais pour mieux comprendre les acquis de (la civilisation arabe chapitre 115 et 116 de la dite charte) ce qui perpétue par conséquent la situation de la langue, culture, civilisation supérieure. Dans ce sens les programmes scolaires de l'enseignement fondamental et secondaire, basés sur l'idéologie arabo-islamiste (absence totale de l'histoire amazighe), cette situation ne s'accorde pas avec les dispositions et le contenu des différentes conventions internationales en matière des droits de l'homme surtout La déclaration adoptée par l'assemblée générale des Nations Unies à Mexico à propos des politiques culturelles et la convention concernant la lute contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement adoptée par la conférence de l'ONU en date du 14 décembre 1960.

Cet état de fait bafoue le droit du peuple marocain qui aspire à voir sa langue maternelle à l'école bénéficier du même statut que la langue arabe sans discrimination aucune. Pire encore le type d'enseignement arabophone adopté limite à un niveau inférieur l'éducation dans les régions purement Amazighes à l'égard des grandes villes. Celles-ci sont dotées de moyens humains et matériels relativement suffisants (enseignants plus qualifiés, nombre d'élèves par classe plus réduite, utilisation de moyens informatiques dans certains établissements), par contre les régions soumises volontairement à discrimination souffrent d'une pénurie ne laissant à l'observateur aucune chance de nommer une telle opération Enseignement ou Education. Il suffit de rappeler que dans bon nombre de cas l'instituteur se trouve face à trois niveaux, en même temps et dans une même classe généralement dépourvue de simples moyens (électricité, eau potable, toilettes, tables suffisantes, et parfois absence d'instituteur).

Le droit à une personnalité juridique :

La Haute commission de l'état civil marocain et à sa tête messieurs Abadelwahab Benmansour d'origine algérienne en tant que président, Saad Elbouanani en tant que représentant du ministère de la Justice et le représentant du ministère de l'Intérieur, Abdelghali Ellahbabi, Cette commission avait mis une liste de prénoms où seuls les prénoms amazighs sont frappés d'interdiction. Son but ultime est d'arracher l'identité amazighe de ses racines. Il est regrettable de constater que plusieurs enfants sont restés à ce jour sans prénom officiel. Leur seul tort est de porter un nom en souvenir de leurs glorieux ancêtres. A cette occasion Il est à signaler que la liste est en contradiction flagrante avec la loi en rapport avec le choix des prénoms. Dans l'article numéro 6 du dahir de 8 mars 1950, nous trouvons ceci : " Le demandeur d'un enregistrement dans l'état civil, choisit un prénom convenable. Il ne faut pas qu'il soit un prénom étranger, un surnom, risible, il ne faut pas qu'il touche à la bonne moralité ou à l'ordre public, et finalement, il faut qu'il soit authentiquement marocain ».

L'esprit assimilationniste des décideurs publics cette année 2003, sont en cours d'exécuter contre la dite article et la nouvelle loi d'état civil 37/99. Et impose que les enfants imazighns soit nommés conformément à "l'authenticité arabo-musulmane". Suite à cet unique fait, un enfant Amazigh n'a pas le droit de porter un Nom Amazigh /Africain que par une décision d'un juge, ce qui est contre tous les principes des droits humains tels qu'ils sont universellement reconnus. Les exemples abondent et se multiplient sur l'ensemble du territoire marocain : (le prénom siman a fait l'objet d'interdiction cette année 2003 à Larache (west du Maroc) et à Oujda (est du Maroc) et à Khnifra (centre du Maroc). Le nom ANIR et IDIR (à Casablanca).

Droit des associations :

Le mouvement associatif Amazigh n'a pas été quant à lui épargné. En effet ce dernier a été victime des exactions de la part des autorités administratives. Une Année et demi ou depuis 18 mois qu'une centaine des représentent de plusieurs régions du Maroc ont crié le Réseau Amazigh pour la Citoyenneté. Les autorités au niveau central à Rabat et dans toutes les régions du Maroc où les sections du Réseau (Rabat-Khmiset-Lakbab-Oulmes-Bouizakarne-Ifran anti-atlas-Timulay-Imi Ugadir) continuent de refuser clairement de mettre à notre disposition un récipicé de dépôt du dossier légal qui a été déposé par le bureau exécutif depuis le 15/7/2002. Plusieurs d'autre associations amazighes ont la même situation (addour noumazigh à sefrou- andaz amazigh à lhajeb)

Le droit d'accès à la justice :

La justice marocaine, si elle est digne de ce nom, ne fait pas exception à la règle à l'égard des autres pouvoirs de l'Etat (pouvoir exécutif et législatif) quant au traitement du patrimoine culturel des imazighens. C'est le domaine le plus fertile et le plus favorable ou les pouvoirs publics disposent de moyens et d'instruments législatifs pour bafouer les droits linguistiques et culturels onusiénnement reconnus. C'est en son nom que les politiques de marginalisation, d'exclusion, de discrimination et même de racisme trouvent leurs explications.

Déjà , au début du vingtième siècle, un projet de loi, dit de Constitution, ne laisse aucun doute sur la volonté des responsables au pouvoir central, à mettre fin ou à enterrer la langue et la culture des imazighen, numériquement majoritaire. Ce projet, établi en 1908 et mis publiquement le 11/10 de la même année, stipule dans son article 18 que l'accès aux fonctions de l'Etat est réservée uniquement aux arabophones : « Un alphabète ne doit pas occuper une fonction du Makhzen . Un fonctionnaire doit bien lire et écrire la langue arabe ». Un amazigh qui ne sait pas lire écrire l'arabe est donc assimilé à un analphabète et se trouve par conséquent exclu de la gestion et de l'administration des affaires de sa propre commune et dans son propre territoire.

Cette fameuse règle fut adoptée, de façon différente, dans toute les Constitution ultérieure (de1962 à11996), ignorant totalement et illégitimement l'existence de la composante amazighe de l'identité nationale. Il en découle que les imazighens se traitent comme des étrangers dans leur propre nation ... au sein des organes judiciaires seulement les témoins ont besoin, pour se défendre devant les tribunaux, d'un traducteur arabophone désigné par le juge, au hasard, parmi les personne présentes dans la salle d'audience, suivant l'article 120 de la procédure pénale, qui exige contrairement au cas des amazighophones un expert traducteur reconnu légalement.

Partant de cette situation, compte tenu du taux majoritaire de la population amazighophone, le Réseau Amazigh pour la Citoyenneté ne cesse de dénoncer les pratiques frauduleuses de l'Etat marocain vis à vis des droits linguistiques et culturels mondialement reconnus et considère que la méconnaissance de ces droits dans la Constitution est une infraction aux engagements internationaux de l'Etat marocain.

Droits économiques et sociaux :

La volonté de ceux qui maintiennent le pouvoir économique et social vise, sans aucune honte par ce genre de discrimination, la reproduction et l'héritage de la connaissance et du pouvoir. La formation du parlement et du gouvernement actuel en témoigne dans certains cas bien connus, les membres de la famille sont intégrés dans des postes d'ordre politique : le père, la mère ou la fille membres du parlement, le fils ministre ou vice-versa. Cette inégalité des chances et de traitement et la corruption administrative et politique sont clairement en contradiction aux droits humains.

La discordance entre la pratique et le discours est générale à plusieurs droits ; la situation des droits économiques et sociaux est bafouée et contradictoire à l'engagement du gouvernement à l'égard de sa responsabilité internationale, les lois 4/1919 et 1913 et 1915 sur l'exploitation des terres communes(2) et l'expropriation des terres foncières (le droit à la propriété ), les Lois coloniales, décret de 03 janvier 1916 sur les forêts et des eaux (le droit à l'environnement). Cette législation continue au profit de familles aisées exemple : (le plateau d'Adarouch dans la région Khénifra, les arbres de l'arganier au sud, les terres fertiles à tamllaste, eksimen emsguine (région d'Agadir), la forêt et les eaux à Oulmés. Mais le domaine qui souffre le plus de cette politique, fut notre culture et celle aussi de toute la population Tamazight dont la langue en constitue le noyau.

Cette situation est carrément encouragée par le silence de la majorité des composantes de la société civile marocaine face au grand étonnement des associations Amazighes indépendantes. S'ajoute à cela le silence dont est entourée la question des populations amazighes.

Les droits amazighs à l'information :

La politique actuelle fait que la majorité du peuple marocain n'a pas droit de recevoir les émissions avec sa langue maternelle (la langue amazighe et le dialecte marocain), ce qui déconnecte le système d'information public par rapport à la réalité marocaine. Le peu d'ouverture constaté depuis quelques années emprisonne encore la langue tamazight dans dix minutes chaque jour la RTM et zéro minute à la chaîne 2M fractionnées de manière caricaturale entre trois dialectes, ceci au moment où les heures d'ondes en arabe dépassent les douze heures et en français dépassent les cinq heures.

Cette année a connu des faits discriminatoires contre des amazighophones : la première est l'annulation totale au niveau national de recueillir les émissions de la radio amazighophone. La deuxième est celle ou le gouvernement met la fréquence de la radio arabophone à la place de la fréquence amazighophone. Les promesses faites par le dernier gouvernement dit de l'alternance en faveur de tamazight sont contrariées par la situation lamentable dont souffrent les journalistes de la section (absence d'un département amazighe au sein de la Radio Télévision marocaine). Elles sont également contrariées par l'absence de département spécialisé en tamazight au sein de l'Institut Supérieur de Journalisme, ce qui explique la médiocrité de la production en Tamazight dans les deux chaînes marocaines. Partant de cette situation de ségrégation culturelle que viventt les Imazighens les principales revendications de notre ONG visent l'instauration d'une démocratie médiatique pluridimensionnelle où cohabiteraient toutes les composantes sociales du Maroc.

Le Bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté (AZETTA), tout en fêtant le cinquante cinquième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits Humains, en constatant amèrement l'état dans lequel continuent de vivre la culture et la langue Amazighes, lance un appel à toutes les forces vives de la société civile et à tous(es) les démocrates et à touts(es) les militants(es) des Droits Humains d'intervenir et d'axer leurs efforts à fin que soient levées l'injustice et l'aberration dont souffrent la culture, la langue et la civilisation Amazighes. De ce fait le Réseau Amazigh pour la Citoyenneté (AZETTA) revendique :

• L intégration de la laicité et la langue Tamazight comme langue officielle dans la constitution marocaine.

• La concrétisation d'un Institut Indépendant des Etudes Supérieur Amazighes qui s'occupera de la standardisation de la langue amazighe et L'octroi de moyens didactiques et matériels à fin que la dimension la langue Amazighe puisse atteindre et influencer tous les niveaux de la vie quotidienne des citoyens marocains.

• L'enseignement de la langue Tamazight obligatoirement et dans toutes les écoles publiques et privées.

• La levée de la discrimination dont souffre Tamazight dans les deux chaînes marocaines RTM et 2M par la reconnaissance du droit des Imazighnes à bénéficier de ce service public en leur langue maternelle.

• Le respect des libertés publiques et du droit a la citoyenneté des groupes et des individus et leur droits à s'organiser dans des structures associatives légales pour défendre leur identité, ainsi que la cessation des excès de pouvoir par le respect des libertés publiques.

•La levée de toute forme de discrimination législative exercée par l'Etat dont souffre Imazighens soit à l'égard de leur droit à la citoyenneté soit à leur droit à la propriété de la terre soit à leur droit de nommer et utiliser les noms propres amazighs.

Le Bureau exécutif du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté – (AZETTA) RABAT- Le - 01/12/2003 (1). 33 siècles Mohamed Chafiq (2). E/CN.4/Sub.2/2000/10 19 juillet 2000 COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME : Les peuples affirment non seulement qu'ils continuent d'occuper des parties de leur territoire d'origine mais aussi qu'ils ont un rapport particulier à leurs terres. Ceci est de toute évidence une revendication de différence culturelle que l'on pourrait toutefois voir aussi comme un affinement de la notion d'aboriginalité.

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# Posté le mercredi 29 août 2007 21:14